mardi 28 décembre 2010

Au cas où....

Première S1

Pour la rentrée :
1) Ramener la dissertation achevée .

2) Voici les trois prochains textes d’étude in Le Roman et ses personnages
NB: Ramener le roman!

• Chap III, p 118, « ce doit être une belle étude que l’Anatomie….les blessa profondément » p122
• Chap VI, « dans la matinée….hommage rendu à leurs principes » p228
• Chap X, p 371, « Rien n’est stupide comme de faire apprendre…tels étaient leurs caractères. » p 373

Je vous donne les livrets sur le commentaire de texte dès lundi.
Profitez encore un peu!


J'avais mis mes souliers devant la cheminée, le père Noël m'a apporté des pieds. Philippe Geluck

Et Bonne année à tous !

lundi 6 décembre 2010

Le mariage de Figaro, Acte 5, scene 3


Texte support: attention à bien recadrer par rapport aux lignes!



Acte V scène 3 : Monologue de Figaro
Figaro, seul, se promenant dans l'obscurité, dit du ton le plus sombre :

O femme! femme! femme! créature faible et décevante!... nul animal créé ne peut manquer à son instinct: le tien est-il donc de tromper?... Après m'avoir obstinément refusé quand je l'en pressais devant sa maîtresse; à l'instant qu'elle me donne sa parole, au milieu même de la cérémonie... Il riait en lisant, le perfide! et moi comme un benêt... Non, monsieur le Comte, vous ne l'aurez pas... vous ne l'aurez pas. Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie!... Noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier! Qu'avez-vous fait pour tant de biens? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus. Du reste, homme assez ordinaire; tandis que moi, morbleu! perdu dans la foule obscure, il m'a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu'on n'en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes: et vous voulez jouter... On vient... c'est elle... ce n'est personne. - La nuit est noire en diable, et me voilà faisant le sot métier de mari quoique je ne le sois qu'à moitié! (Il s'assied sur un banc.) Est-il rien de plus bizarre que ma destinée? Fils de je ne sais pas qui, volé par des bandits, élevé dans leurs moeurs, je m'en dégoûte et veux courir une carrière honnête; et partout je suis repoussé! J'apprends la chimie, la pharmacie, la chirurgie, et tout le crédit d'un grand seigneur peut à peine me mettre à la main une lancette vétérinaire! - Las d'attrister des bêtes malades, et pour faire un métier contraire, je me jette à corps perdu dans le théâtre: me fussé-je mis une pierre au cou! Je broche une comédie dans les moeurs du sérail. Auteur espagnol, je crois pouvoir y fronder Mahomet sans scrupule: à l'instant un envoyé... de je ne sais où se plaint que j'offense dans mes vers la Sublime-Porte, la Perse, une partie de la presqu'île de l'Inde, toute l'Egypte, les royaumes de Barca, de Tripoli, de Tunis, d'Alger et de Maroc: et voilà ma comédie flambée, pour plaire aux princes mahométans, dont pas un, je crois, ne sait lire, et qui nous meurtrissent l'omoplate, en nous disant: chiens de chrétiens! - Ne pouvant avilir l'esprit, on se venge en le maltraitant. - Mes joues creusaient, mon terme était échu: je voyais de loin arriver l'affreux recors, la plume fichée dans sa perruque: en frémissant je m'évertue. Il s'élève une question sur la nature des richesses; et, comme il n'est pas nécessaire de tenir les choses pour en raisonner, n'ayant pas un sol, j'écris sur la valeur de l'argent et sur son produit net: sitôt je vois du fond d'un fiacre baisser pour moi le pont d'un château fort, à l'entrée duquel je laissai l'espérance et la liberté. (Il se lève.) Que je voudrais bien tenir un de ces puissants de quatre jours, si légers sur le mal qu'ils ordonnent, quand une bonne disgrâce a cuvé son orgueil! Je lui dirais... que les sottises imprimées n'ont d'importance qu'aux lieux où l'on en gêne le cours; que sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur; et qu'il n'y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits. (Il se rassied.) Las de nourrir un obscur pensionnaire, on me met un jour dans la rue; et comme il faut dîner, quoiqu'on ne soit plus en prison, je taille encore ma plume et demande à chacun de quoi il est question: on me dit que, pendant ma retraite économique, il s'est établi dans Madrid un système de liberté sur la vente des productions, qui s'étend même à celles de la presse; et que, pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l'autorité, ni du culte, ni de la politique, ni dé la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l'Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l'inspection de deux ou trois censeurs. Pour profiter de cette douce liberté, j'annonce un écrit périodique, et, croyant n'aller sur les brisées d'aucun autre, je le nomme Journal inutile. Pou-ou! je vois s'élever contre moi mille pauvres diables à la feuille, on me supprime, et me voilà derechef sans emploi! - Le désespoir m'allait saisir; on pense à moi pour une place, mais par malheur j'y étais propre: il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l'obtint. Il ne me restait plus qu'à voler; je me fais banquier de pharaon: alors, bonnes gens! je soupe en ville, et les personnes dites comme il faut m'ouvrent poliment leur maison, en retenant pour elles les trois quarts du profit. J'aurais bien pu me remonter; je commençais même à comprendre que, pour gagner du bien, le savoir-faire vaut mieux que le savoir. Mais comme chacun pillait autour de moi, en exigeant que je fusse honnête, il fallut bien périr encore. Pour le coup je quittais le monde, et vingt brasses d'eau m'en allaient séparer, lorsqu'un dieu bienfaisant m'appelle à mon premier état. Je reprends ma trousse et mon cuir anglais; puis, laissant la fumée aux sots qui s'en nourrissent, et la honte au milieu du chemin, comme trop lourde à un piéton, je vais rasant de ville en ville, et je vis enfin sans souci. Un grand seigneur passe à Séville; il me reconnaît, je le marie; et pour prix d'avoir eu par mes soins son épouse, il veut intercepter la mienne! Intrigue, orage à ce sujet. Prêt à tomber dans un abîme, au moment d'épouser ma mère, mes parents m'arrivent à la file. (Il se lève en s'échauffant.) On se débat, c'est vous, c'est lui, c'est moi, c'est toi, non, ce n'est pas nous; eh! mais qui donc? (Il retombe assis,) O bizarre suite d'événements! Comment cela m'est-il arrivé? Pourquoi ces choses et non pas d'autres? Qui les a fixées sur ma tête? Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, comme j'en sortirai sans le vouloir, je l'ai jonchée d'autant de fleurs que ma gaieté me l'a permis: encore je dis ma gaieté sans savoir si elle est à moi plus que le reste, ni même quel est ce moi dont je m'occupe: un assemblage informe de parties inconnues; puis un chétif être imbécile; un petit animal folâtre; un jeune homme ardent au plaisir, ayant tous les goûts pour jouir, faisant tous les métiers pour vivre; maître ici, valet là, selon qu'il plaît à la fortune; ambitieux par vanité, laborieux par nécessité, mais paresseux... avec délices! orateur selon le danger; poète par délassement; musicien par occasion; amoureux par folles bouffées, j'ai tout vu, tout fait, tout usé. Puis l'illusion s'est détruite et, trop désabusé... Désabusé...! Suzon, Suzon, Suzon! que tu me donnes de tourments!... J'entends marcher... on vient. Voici l'instant de la crise. (Il se retire près de la première coulisse à sa droite.)



Lire la suite: http://www.litterales.com/texte--174-_-Acte%20V%20scene%203%20:%20Monologue%20de%20Figaro.html#ixzz17PS3yq6f

S'ensuit sur ce site une liste de sites, plus ou moins fiables,mais qui vous permettent de retrouber un nombre d'axe plus conséquent.

samedi 13 novembre 2010

mercredi 20 octobre 2010

Abonnement gratuit pour les 18-24 ans

Allez, on se cultive!!!
Ici:

http://www.monjournaloffert.fr/
Mon Journal Offert vous offre 1 an d'abonnement à votre quotidien préféré, à raison d'un numéro par semaine ! Pour choisir votre abonnement : se localiser, indiquer ses souhaits, choisir son journal dans les titres disponibles et remplir le formulaire d'abonnement.

Offre réservée aux 200 000 plus rapides !


Le projet « Mon journal offert» est destiné aux jeunes résidant en France, âgés de 18 à 24 ans au moment où ils s’abonnent.
Chaque bénéficiaire recevra un jour par semaine pendant un an (soit en moyenne 50 numéros) un journal quotidien de son choix. Le jour d’abonnement sera le même toute l’année. Il est déterminé par le quotidien choisi

mercredi 22 septembre 2010

Groupement de texte: CENSURE ET LITTERATURE

NB: Tableau de Dali,MARCHÉ D'ESCLAVES AVEC APPARITION DU BUSTE INVISIBLE DE VOLTAIRE.
Regardez bien: les têtes des deux femmes forment les yeux de Voltaire...

Ce premier groupement, Censure et Littérature, s'ouvre sur le texte de Voltaire.
Attention à respecter les lignes initiales, si vous copiez le texte...

Voltaire : de l’horrible danger de la lecture (1765)
Nous Joussouf Chéribi, par la grâce de Dieu mouphti du Saint-Empire ottoman, lumière des lumières, élu entre les élus, à tous les fidèles qui ces présentes verront, sottise et bénédiction.

Comme ainsi soit que Saïd Effendi, ci-devant ambassadeur de la Sublime Porte vers un petit Etat nommé Frankrom, situé entre l'Espagne et l'Italie, a rapporté parmi nous le pernicieux usage de l'imprimerie, ayant consulté sur cette nouveauté nos vénérables frères les cadis et imans de la ville impériale de Stamboul, et surtout les fakirs connus pour leur zèle contre l'esprit, il a semblé bon à Mahomet et à nous de condamner, proscrire, anathématiser ladite infernale invention de l'imprimerie, pour les causes ci-dessous énoncées :

1. Cette facilité de communiquer ses pensées tend évidemment à dissiper l'ignorance, qui est la gardienne et la sauvegarde des Etats bien policés.

2. Il est à craindre que, parmi les livres apportés d'Occident, il ne s'en trouve quelques-uns sur l'agriculture et sur les moyens de perfectionner les arts mécaniques, lesquels ouvrages pourraient à la longue, ce qu'à Dieu ne plaise, réveiller le génie de nos cultivateurs et de nos manufacturiers, exciter leur industrie, augmenter leurs richesses, et leur inspirer un jour quelque élévation d'âme, quelque amour du bien public, sentiments absolument opposés à la sainte doctrine.

3. Il arriverait à la fin que nous aurions des livres d'histoire dégagés du merveilleux qui entretient la nation dans une heureuse stupidité. On aurait dans ces livres l'imprudence de rendre justice aux bonnes et aux mauvaises actions, et de recommander l'équité et l'amour de la patrie, ce qui est visiblement contraire aux droits de notre place.

4. Il se pourrait, dans la suite des temps, que de misérables philosophes, sous le prétexte spécieux, mais punissable, d'éclairer les hommes et de les rendre meilleurs, viendraient nous enseigner des vertus dangereuses dont le peuple ne doit jamais avoir de connaissance.

5. Ils pourraient, en augmentant le respect qu'ils ont pour Dieu, et en imprimant scandaleusement qu'il remplit tout de sa présence, diminuer le nombre des pèlerins de la Mecque, au grand détriment du salut des âmes.

6. Il arriverait sans doute qu'à force de lire les auteurs occidentaux qui ont traité des maladies contagieuses, et de la manière de les prévenir, nous serions assez malheureux pour nous garantir de la peste, ce qui serait un attentat énorme contre les ordres de la Providence.

A ces causes et autres, pour l'édification des fidèles et pour le bien de leurs âmes, nous leur défendons de jamais lire aucun livre, sous peine de damnation éternelle. Et, de peur que la tentation diabolique ne leur prenne de s'instruire, nous défendons aux pères et aux mères d'enseigner à lire à leurs enfants. Et, pour prévenir toute contravention à notre ordonnance, nous leur défendons expressément de penser, sous les mêmes peines ; enjoignons à tous les vrais croyants de dénoncer à notre officialité quiconque aurait prononcé quatre phrases liées ensemble, desquelles on pourrait inférer un sens clair et net. Ordonnons que dans toutes les conversations on ait à se servir de termes qui ne signifient rien, selon l'ancien usage de la Sublime-Porte. [...]

Donné dans notre palais de la stupidité, le 7 de la lune de Muharem, l'an 1143 de l'hégire.
1. Un muphti
2.Dignitaire religieux de l’islam.
3. Nom traditionnel du gouvernement turc.
4 Ce mot, composé de deux mots allemands, joue sans doute sur le mot anglais Frenchdom, qui signifie royaume de France .
5. Cadis, imans magistrats et fonctionnaires musulmans.
6. Nom d’Istanbul (Turquie) au XVIIIe siècle.
7. Excommunier, chasser du sein de l’Eglise.
8. Dotés d’une organisation sociale et politique.
9. Techniques.
10. Bonnes dispositions.
11. Activité.
12. La question de la prévention des maladi es contagieuses est d’actualité avec le débat sur l’inoculation de la petite vérole (forme primitive de vaccination), dont Voltaire est un fervent partisan.< /p>
13. Gouvernement de Dieu sur la création.
14. Tribunal.

15. Correspondant au 23 juillet 1730.

La Fontaine, Plagiat ou pastiche?

PASTICHE: imite le style. Moyen aussi de s'entrainer. Exercice de style.
PLAGIAT: copie quasi textuelle d'un manuscrit, de façon avouée ou non.


Phèdre
Mais il faut savoir que...."Il vécut de 15 av. J.-C. à 50 apr. J.-C. D'origine grecque, affranchi de l'empereur Auguste, Il écrivit cinq livres de fables.
Dans ses 132 fables il s'inspira largement d' Esope . Met en scène des personnages décrits chez celui-ci. Il prétend qu'il a beaucoup plus inventé qu'il n'a pris. " Faute avouée à moitié pardonnée?

Le Corbeau et le Renard
Quiconque prend plaisir aux flatteries trompeuses
Se voit bientôt puni d'un honteux repentir.
D'un fromage volé au bord d'une fenêtre
Le corbeau sur son arbre allait faire un repas ;
Le renard l'aperçut et lui fit ce discours :
« De quel éclat, corbeau, resplendit ton plumage !
Quel minois gracieux et quelle belle allure !
La voix en plus, et tu serais roi des oiseaux. »
Le stupide animal, voulant montrer sa voix,
Fit de son bec tomber le fromage ; aussitôt
Goupil rusé le prit entre ses dents avides.
Lors du corbeau soupire, abusée, la sottise.

Cela montre combien l'esprit a de puissance :
Le courage toujours le cède à la sagesse.


Le Corbeau et le renard
Un corbeau déroba un morceau de viande et alla se percher sur un arbre.
Un renard, l’ayant aperçu, voulut se rendre maître du morceau.
Posté au pied de l’arbre, il se mit à louer la beauté et la grâce du corbeau :
« A qui mieux qu’à toi convient-il d’être roi ? En vérité tu le serais, si tu avais de la voix !
« Le corbeau voulant lui montrer qu’il n’en était pas dépourvu, laissa tomber la viande et dit :
« Ô corbeau, si tu avais aussi de l’intelligence Il ne manquerait rien pour être le fou de tous Les animaux »
Avis aux sots

Esope (fabuliste grec né vers 620 avant J.C)

Le Corbeau et le renard
Maître corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« hé ! bonjour, Monsieur du corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois. »
A ces mots le corbeau ne se sent plus de joie ;
Et pour montrer sa belle voix.
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »
Le corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Jean de la Fontaine Mais il a aussi consenti à donner ses sources d'inspiration!
Au XVIIème, il n'existe pas de protection des auteurs, càd que les écrits ne font pas l'objet d'une véritable propriété intellectuelle.

Et puis, vous, vous plagiez ou vous vous inspirez? :)


A vous de juger...

mardi 20 juillet 2010

Bonnes vacances!



Profitez des vacances.
Pour vous, la dernière année d'enseignement du français vient de s'achever, sur de bonnes notes j'espère.
Vous souhaitant à tous une bonne continuation sur la route de Terminale...