- Lire :
personnages/ résumé succint de la pièce / structure concise de la pièce.
DON CARLOS / HERNANI/ DON RUY GOMEZ DE SILVA + Dona
Sol De Silva= triangle amoureux.
Structure de la pièce : 5 actes (comme dans le
théâtre classique du XVIIème)
Résumé pas très catholique: On explique comme on peut!
- Ecrire :
ds quel contexte Hugo a-t-il composé Hernani ? Contexte littétraire?
Contexte politique? Contexte matériel: quel lieu?
RAPPEL :
1- Les
origines du théâtre au XVIIème :
Classicisme. Théâtre est soumis à l’autorité d’un
monarque (Louis XIV). Poids de l’absolutisme qui fait qu’on s’interdit tout
fait d’actualité, on semble indifférent au contexte politique. Porté par trois
noms : Racine, Corneille, Molière.
Se partage entre comédie (Molière) et tragédie
(Corneille/Racine). Genre prestigieux, à visée didactique et plaisante.
Répond à des REGLES :
· Règles
des trois unités (action, lieu, temps). Dc une seule intrigue.
· Respect
de la bienséance : pas de vulgarité physique ou verbale, pas de mort ni de
sang, pas de nudité, pas d’intimité physique=) bienséance externe.
+ bienséance interne : style noble, langage
soutenu.
· Règle
de vraisemblance : avoir l’illusion d’une histoire réelle, crédible MAIS
pas en référence à une actualité politique (polis : cité)
· Sujets
antiques (Antiquité, mythologie, Bible), inspirées des tragédies antiques
· Structure :
5 actes séparés par des entractes.
· Personnages
nobles pour la tragédie et des personnages de condition moyenne pour la comédie.
· Comédie :
divertissement
· Tragédie :
rôle de catharsis (purger ses passions) =) fonction morale. [Mort- Fatalité-
Personnages nobles- Amour]
· Homme
soumis aux pulsions, à l’instinct et est incapable de trouver la vérité ou de
bien juger.
Pour mieux comprendre la différence entre le drame
et la tragédie. Cf : Anouilh, Antigone 20ème
Drame / tragédie
Le chœur :
Et voilà. Maintenant, le ressort est bandé. Cela n'a plus qu'à se dérouler tout seul. C'est cela qui est commode dans la tragédie. On donne le petit coup de pouce pour que cela démarre, rien, un regard pendant une seconde à une fille qui passe et lève les bras dans la rue, une envie d'honneur un beau matin, au réveil, comme de quelque chose qui se mange, une question de trop que l'on se pose un soir... C'est tout. Après, on n'a plus qu'à laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul. C'est minutieux, bien huilé depuis toujours. La mort, la trahison, le désespoir sont là, tout prêts, et les éclats, et les orages, et les silences, tous les silences : le silence quand le bras du bourreau se lève à la fin, le silence au commencement quand les deux amants sont nus l'un en face de l'autre pour la première fois, sans oser bouger tout de suite, dans la chambre sombre, le silence quand les cris de la foule éclatent autour du vainqueur — et on dirait un film dont le son s'est enrayé, toutes ces bouches ouvertes dont il ne sort rien, toute cette clameur qui n'est qu'une image, et le vainqueur, déjà vaincu, seul au milieu de son silence...
C'est propre, la tragédie. C'est reposant, c'est sûr... Dans le drame, avec ces traîtres, avec ces méchants acharnés, cette innocence persécutée, ces vengeurs, ces terre-neuve, ces lueurs d'espoir, cela devient épouvantable de mourir, comme un accident. On aurait peut-être pu se sauver, le bon jeune homme aurait peut-être pu arriver à temps avec les gendarmes. Dans la tragédie, on est tranquille. D'abord, on est entre soi. On est tous innocents, en somme ! Ce n'est pas parce qu'il y en a un qui tue et l'autre qui est tué. C'est une question de distribution. Et puis, surtout, c'est reposant, la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, le sale espoir; qu'on est pris, qu'on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu'on n'a plus qu'à crier, — pas à gémir, non, pas à se plaindre, — à gueuler à pleine voix ce qu'on avait à dire, qu'on n'avait jamais dit et qu'on ne savait peut-être même pas encore. Et pour rien : pour se le dire à soi, pour l'apprendre, soi. Dans le drame, on se débat parce qu'on espère en sortir. C'est ignoble, c'est utilitaire. Là, c'est gratuit. C'est pour les rois. Et il n'y a plus rien à tenter, enfin !
Et voilà. Maintenant, le ressort est bandé. Cela n'a plus qu'à se dérouler tout seul. C'est cela qui est commode dans la tragédie. On donne le petit coup de pouce pour que cela démarre, rien, un regard pendant une seconde à une fille qui passe et lève les bras dans la rue, une envie d'honneur un beau matin, au réveil, comme de quelque chose qui se mange, une question de trop que l'on se pose un soir... C'est tout. Après, on n'a plus qu'à laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul. C'est minutieux, bien huilé depuis toujours. La mort, la trahison, le désespoir sont là, tout prêts, et les éclats, et les orages, et les silences, tous les silences : le silence quand le bras du bourreau se lève à la fin, le silence au commencement quand les deux amants sont nus l'un en face de l'autre pour la première fois, sans oser bouger tout de suite, dans la chambre sombre, le silence quand les cris de la foule éclatent autour du vainqueur — et on dirait un film dont le son s'est enrayé, toutes ces bouches ouvertes dont il ne sort rien, toute cette clameur qui n'est qu'une image, et le vainqueur, déjà vaincu, seul au milieu de son silence...
C'est propre, la tragédie. C'est reposant, c'est sûr... Dans le drame, avec ces traîtres, avec ces méchants acharnés, cette innocence persécutée, ces vengeurs, ces terre-neuve, ces lueurs d'espoir, cela devient épouvantable de mourir, comme un accident. On aurait peut-être pu se sauver, le bon jeune homme aurait peut-être pu arriver à temps avec les gendarmes. Dans la tragédie, on est tranquille. D'abord, on est entre soi. On est tous innocents, en somme ! Ce n'est pas parce qu'il y en a un qui tue et l'autre qui est tué. C'est une question de distribution. Et puis, surtout, c'est reposant, la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, le sale espoir; qu'on est pris, qu'on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu'on n'a plus qu'à crier, — pas à gémir, non, pas à se plaindre, — à gueuler à pleine voix ce qu'on avait à dire, qu'on n'avait jamais dit et qu'on ne savait peut-être même pas encore. Et pour rien : pour se le dire à soi, pour l'apprendre, soi. Dans le drame, on se débat parce qu'on espère en sortir. C'est ignoble, c'est utilitaire. Là, c'est gratuit. C'est pour les rois. Et il n'y a plus rien à tenter, enfin !
- Publier :
XIXème. Le théâtre est fait pour être VU =) représentation(s) après le passage
devant la censure potentielle. / Spectateurs qui viennent de bouche à oreille/
le choix de la pièce est fait au dernier moment. On publie au mieux le Titre la
veille.